Instantanés

Pour Claire la mère de mes enfants pour qui j’éprouve une immense gratitude de me permettre de vivre cette expérience plus que magique. Sans elle rien de tout cela n’aurait été possible. Merci!!!
La bande originale du texte:

Plutôt qu’un grand texte très construit, voici quelques moments comme des clichés Polaroïd littéraire qui font mon Chemin et m’emmènent à une vraie révolution intérieure. 
La joie de ce doux moment lorsque mon bivouac est enfin rangé, où j’ajuste Hector: mon sac à dos et que je fais enfin mes premiers pas. 


Avoir cette phrase de Denis en tête « Ce moment n’a jamais existé avant et n’existera plus jamais » et déguster alors chaque micro-secondes du Voyage de ma Vie. 


Comprendre que rien ne dure et découvrir dès la 24e nuit de bivouac que mon matelas se dégonfle en moins d’une heure, et passer ensuite toutes mes nuits à plat depuis. En espérant trouver une grande enseigne de sport bientôt. 
Me sentir un peu paumé et apercevoir une superbe biche traverser le chemin, qui m’apercevant prendra la fuite en remontant vers moi sur un champ en contrebas passant ainsi à 3 ou 4 mètres de là où je suis. Quelle beauté, c’est ce que j’appelle l’âme agit du Chemin. 
Craindre très fort de blesser les enfants de par mon absence, les avoir au téléphone en leur donnant tout l’Amour que je peux, l’humour et la joie de vivre les sentir bien malgré le manque. 
Passer 24 heures parfois moins avec des gens et sentir que ce sont des ami(e)s. Les quitter avec émotions, abrazos, hugs, abbraccio…


Me sentir en mission comme un facteur spirituel, récolter intentions, prières, souhaits pour les amener à Assise ou Jérusalem. En particulier celle d’Umberto ou les lettres de Fedes, Sue et Francesca mon international Pilgrim team! N’hésitez pas non plus si vous avez des choses à faire voyager…


Me retrouver à 23:00 dans le parc national de Cinque Terre, à marcher à la frontale sans trouver de lieu de bivouac autre que d’horribles toilettes de randonneurs (oh! Brûlez votre pq les gens!!!) ou des dévers désagréables. Finir par trouver et me dire qu’il fait bon et me dire je me fais ma première nuit à la belle étoile… Pour qu’à 4 heures du matin, il me tombe une grosse pluie dessus!


Marcher toujours à la frontale et être accompagné d’un magnifique vol de lucioles. 
Découvrir avec ravissement l’incroyable élégance italienne, en particulier chez certaines femmes très raffinées à la beauté troublante… Et arriver couvert de la noble poussière du Chemin, trempé de sueur avec ma dégaine de randonneur vagabond…
Découvrir qu’en Italie tout est propriété privée et vidéo surveillance, de l’improbable place de parking au milieu de nulle part mais aussi des rues entières et des plages où l’on ne trouve que des bains payants a des kilomètres à la ronde. Ah la notion de propriété!…
Marcher une étape tristounette de zone industriel en zone industrielle et arriver à Pietrasanta, y être accueilli par un sculpture de Botero et traverser une ville où tout n’est qu’oeuvre d’art, galeries ou goût très fin. Une merveille. 


Chercher mon auberge à Lucca, quand un homme me tape sur l’épaule en pleine rue. 

« Bonjour vous êtes pèlerin? » 

« Oui »

« C’est vous qui allez à Jérusalem? »

« Euh… Oui! »

« Alors venez je vais vous montrer où vous allez dormir ce soir!… »

C’était l’enthousiaste Stephano prévenu de mon arrivée par l’auberge précédente. Radio Camino fonctionne en Italie aussi. 
Passer dans des bars pour y faire une pause, charger téléphone et batterie et ne pas pouvoir payer mes consos! Le patron allant même jusqu’à faire des selfies avec le pèlerin de Jérusalem… Plus fort encore le patron du bar « Rendez-vous » à Pienza ira chercher une bouteille de jus de fruits et un sac de gâteau maison en me disant:

« For your breakfast!!! » Ressentir alors une immense gratitude!
Être bien conscient que toutes ces douces attentions sont l’expression de la Vie qui me dit « Continue Yoh, t’es sur le bon Chemin.. » Des signes fort qui réchauffent durablement mon cœur. 

Arriver à Monteriggioni et rencontrer Fedes un pèlerin sicilien très sympa! Après avoir discuté avec lui et son hospitalier, Kostel qui enchanté par mon projet m’offrira une nuitée dans sa superbe auberge pour pèlerin au cœur de la cité médiévale. Quel beau cadeau et quel honneur! J’y passerai une soirée et une nuit magnifiques. Que de gratitude à témoigner!!!


Entrer en transe de marche, oublier souffrances, poids du sac à dos et soucis pour marcher d’un pas rapide agile et sûr pendant des heures, en joie, et sans la moindre fatigue!


Marcher depuis des heures écrasé sous un soleil de plomb, dans une chaleur humide intense sur une cote qui n’en finit pas de grimper et craquer. Craquer complet! Pleurer toutes les larmes de mon corps… En une étrange et indicible émotion faite d’un mélange étrange

de douleurs, de tristesse, de détermination à aller jusqu’au bout, de sensation d’être perdu, du poids énorme de mon sac à dos, de souffrance, de joie, de fierté, de grande bienveillance pour ce que je suis en train de subir, de faire. Arriver ensuite dans un monastère, aller prier à genoux dans l’église… Et lâcher les vannes, des litres de larmes et de sanglots étouffés, sensation d’être au bout de moi-même! M’apercevoir qu’une fontaine coule dans l’église!!! Prendre la décision d’aller y boire en pleine conscience, trois fois pour me rappeler la Trinité… 

Me délecter de cette eau fraîche. 

Reprendre ma route et vivre l’état de calme et de sérénité le plus intense qu’il m’est été donné de vivre…


Sentir les larmes me monter à nouveau par le simple fait de décrire cette expérience mystique, cet état de grâce…

Si comme l’on dit les larmes nettoient l’âme alors la mienne va être bien propre!…
Sentir que je n’ai plus rien à demander, plus rien à attendre de personne ou du Chemin. Mais juste à accueillir les choses, la

Vie telles qu’elles sont et non pas telles que je voudrais qu’elle soient. C’est la notion de lâcher prise comme je la comprends. 
Prendre conscience en humilité de ma beauté intérieure et avoir d’autant plus envie de nettoyer les merdes, les mesquineries et les inutiles colères ou jalousie qui m’encombrent. Trouver mon

cygne, lâcher le vilain petit canard…
Être très conscient que je ne suis jamais aussi heureux que dans les bras de la Providence. Que je ne peux pas, encore, passer ma Vie sur le Camino. Que je dois trouver une solution pour garder cette ouverture quand je serai de retour à la maison pour le grand pèlerinage du quotidien…


Sentir de plus en plus fort mon besoin de témoigner,

de donner envie et d’accompagner les candidat(e)s au départ de l’incroyable puissance, pertinence, de l’accélérateur de résilience et tellement plus qu’est le pèlerinage!


Avoir totalement confiance en la Vie et donc finir enfin par accepter d’avoir confiance en moi… Puisque je suis moi aussi une part de la Vie!


Me dire qu’à travers toutes ces belles rencontres, toutes ces touchantes attentions, toutes ces magnifiques bénédictions que je reçois sur le Chemin avec une infinie gratitude, il y a le Vivant qui prend grand soin de moi, pour qu’à mon tour, je prenne grand soin du Vivant. 


Vous dire que je vous amène toutes et tous dans mon cœur où il y a de plus en plus de place pour Jérusalem et ma Jérusalem intérieure, que je vous aime fort et que la Vie est belle. 


Verser encore quelques larmes pour être bien sûr d’être propre…

Et le Divin dans tout ça? L’Univers, la Vie…?

« A Morgane Lefèvre, dont le voyage de Briançon vers l’Inde à pied m’a beaucoup inspiré et dont les conseils d’avant départ m’ont été si précieux. C’est un peu grâce à elle que je suis là, merci Mo!!!
La bande originale de l’article:

Dead can dance…


20h10, je suis en terrasse dans in petit village de Toscane en Italie. Je ne sais toujours pas où je vais dormir ce soir et cela me va bien, le patron m’indique toutes les auberges pour pèlerin à venir mais cela ne m’intéresse pas. Douché de ce matin, ma tente me suffira amplement. 


Voilà une semaine que je suis en Italie et ça y est je me sens enfin en mode pèlerin. Je suis donc en quête de moi même et de mon étincelle divine intérieure pour moitié et moitié vagabond en recherche de Lumière.


 Parfois je me demande comme cela m’a été reproché le jour de mon départ de n’être qu’un sale petit bourge plein de caprices, mais en fait non. Le pèlerinage est exigeant et demande de l’investissement, financier, temporel, en disponibilité, c’est un choix, je l’ai fait, je dois l’assumer. Je suis actuellement sur la Via Francigena, l’équivalent du Camino Frances qui va vers Compostelle mais vers Rome, en version Italienne, une merveille

J’ai pris conscience hier que rien ne me rendais plus heureux que l’itinérance pèlerine au long cours. Je crois, non je sais que je n’avais pas été aussi heureux depuis précisément 7 ans! Depuis que nous étions sur les chemins vers Compostelle. Ce voyage que nous avions fait pour souder notre famille (!!!), 


ce voyage où il y avait de l’espoir… Celui la c’est la détresse et la souffrance qui m’y ont poussé dessus. Qu’importe! Le résultat est le même, je suis heureux comme jamais je ne le suis en dehors du Chemin. Encore une fois je suis amoureux du cammino avec deux m cette fois-ci, italien oblige. Je sens profondément en moi que la forme du pèlerinage me va bien et que c’est vraiment moi qui m’exprime là. 

Expérimenter le Divin au travers de mon corps, de l’itinérance,


du coté très mouvant où chaque journée est différente de la précédente. Pas de routine, juste balloté par les flots de la vie. Simplement vivre la sensation d’être. J’ai un rapport plus étroit, plus proche à mon corps, dont j’ai à prendre grand soin car sans lui rien de tout ça n’est possible! J’ai, luxe inouï, dans notre époque du temps pour méditer, pour prier pour toi, pour nous, pour vous, pour le Vivant sous toutes ses formes. Je rencontre mes semblables ces gens en quête d’eux mêmes, de Vérité, de Vie. C’est parfois dur. Je ne parlerai pas du manque des enfants, tant j’en ai déjà parlé… C’est une constante, ça ne change pas et c’est à gérer. Mais juste au niveau logistique dans la tente c’est réveil vers 5 heures du mat’, le bivouac à ranger. C’est partit pour entre 5 et 8 heures de marche avec 16 à 20 kilos sur le dos suivant les ravitaillements, 

la quête perpétuelle de l’eau, la sensation étrange de ne quasiment jamais savoir où l’on va dormir. Surtout quand il se fait tard. que la météo est mauvaise et que l’on est en ville… Si, si ça arrive! Dans ces moments là, il est bon de lâcher prise et de s’en remettre à la Providence qui nous dépasse et sait bien mieux que nous-mêmes où nous devons être. 

Être en pèlerinage à pied c’est de prendre conscience, d’accepter et d’assumer notre part de fragilité humaine et de s’en remettre totalement à plus grand que nous. 


C’est découvrir qu’au cœur de cette fragilité qui est notre lot à tous nous les humains se cache une grande force, une force qui nous dépasse : la Divine Providence. Quelle expérience puissante et à contre courant de ce désir de sécurité très fort dans notre société, désir qui nous coupe d’une part de la magie de la Vie. Quel bonheur de se retrouver, de se reconnecter à son corps, à son être profond, à la Nature, à l’intensité de la Vie, de l’Autre et d’être enfin dans l’acceptation de ce qui est… Et pas dans ce que l’on voudrait qu’il soit. Parce-que nos petits désirs sur le Chemin, quand ça veut pas, ça veut pas. Alors cap ou pas cap de m’en remettre à la Providence, de tout lâcher et de me laisser porter dans les eaux tumultueuses de la Vie. Accepter de ne pas gérer grand chose, d’être heureux au cœur même du Vivant dont nous sommes nous mêmes une partie. La Vie qui expérimente la Vie dirait Denis. 

En cette période où l’Humanité est en quête de sens, quelle chance j’ai de pouvoir expérimenter tout cela et d’en croquer les fruits, les bons comme les pourris. Quelle chance de pouvoir laisse parler mon âme à travers les aléas du Chemin que ce soit dans sa rudesse ou dans se beauté. Je me sens vivant comme jamais ailleurs. Je me sens profondément fait pour ça mais pas seulement pour moi. Pour témoigner aussi surtout. Je pense avoir à donner envie, à expliquer et à transmettre l’incroyable puissance et le formidable outil qu’est le pèlerinage, le vrai! Il faut le remettre au goût du jour, c’est si pertinent, si intense. Que l’on soit branché spiritualité ou pas, croyant ou pas, qu’importe cela fait sens pour tout le monde. Le tout c’est d’avancer tant que ces chemins tant extérieurs qu’intérieurs 
pour ensuite mieux comprendre le vrai grand pèlerinage de notre existence. 

Confianza

« A Lydia, une grande dame et une amie chère à mon cœur qui se surnomme parfois Confianza… »

Bande son du texte, inna reggae music style… One Love !

Voilà déjà deux semaines qui sont passés sans que je ne prenne le clavier. Il est temps pour moi de revenir sur ces 15 derniers jours, qui ont été les plus riches depuis mon départ. Après plus de 380 km à m’éloigner de ma vallée sans jamais la quitter intérieurement ou affectivement, je suis donc rempli de très mauvaises énergies. Je prends conscience des souffrances que je me suis imposé moi-même avec mes inter…minables ruminations. Arrivé à Vienne, accompagné par ce Rhône qui m’inspire et me charme tant, je réussi enfin à lâcher prise, à lâcher ces sales souvenirs accompagnant mon départ. Je commence à vivre mon voyage, il était temps. Je m’allège enfin un peu… Après avoir passé 15 jours dans les bois, le plus souvent seul, en pleine nature, et une fois passée la satisfaction d’y être allé à pied depuis la Canarié (34), l’arrivée sur Lyon est bien rude. Le monde, le bruit, le danger marcher sur cette bretelle d’autoroute était décidément une très mauvaise idée, la peur,

Quand un graff te dis en direct que tu fais n’importe quoi…

l’absence de Nature tout cela m’agresse au plus haut point. Je filerai donc en voiture avec Kynzie, Seb et Ashanti à côté de Louhans, pour être bénévole sur le premier festival Dharma Techno :

Oh des chamallows de 2m3

https://www.dharmatechno.org/fr/festival/
Le site est superbe, un signe y habite, c’est un cygne ! 

Commence alors la mise en place du festoche, l’organisation et les équipes de bénévoles se mettent en place.

Repas/Réu bénévole…

Flow très pro, au taquet

Au fur et à mesure que la date approche, la tension monte agréablement et nous sommes déjà heureux de partager ces instants précieux ensemble.

…Spiral kid…

Le public arrive, les parkings se remplissent, les tentes se montent, ça y est les festivités sont lancées ! Quel bonheur, mes soucis me semblent tout à coup bien dérisoires et secondaires. Là je revis, je suis enfin dans l’ici et maintenant. J’évolue avec un entourage positif et joyeux et je me reconnecte avec ma sociabilité que j’avais vraiment occulté ces long derniers mois. Je rencontre des grands noms de la techno, dont une partie de l’équipe SP23, je pose beaucoup de questions qui sont en fait des « private interviews » pour mon plus grand plaisir, je fais des photos, je médite, je rencontre tant de belles personnes. Je suis enfin ce vrai Yoh au naturel que j’avais complètement perdu de vue derrière la pâle copie insipide de moi-même que j’étais devenu ces dernières années. Enfin libre d’être qui je suis, sans crainte du flot de reproches qui m’étouffaient tellement.
J’ai la sensation, justifiée, de vivre un moment rare, unique, singulier, précieux, précurseur, super novateur et plein de sens. Je respire enfin ! Que de bienveillance, que d’Amour, que de joie, que de bonnes vibrations, quel bonheur de prendre part une fois encore à cette fantastique aventure humaine qu’est Dharma Techno !!!

La programmation artistique est particulièrement pertinente

Mr Gyosen Asakura moine bouddhiste et DJ techno japonais avec Gabrielle sa super traductrice

la météo est au beau fixe, les sourires illuminent les visages. Ces quelques jours hors du temps, c’est tout simplement du bonheur à l’état pur. Le festival est une vraie réussite, on est au début de quelque chose de grand, de quelque chose de beau, de quelque chose de si précieux, bref au début d’un vrai mouvement… Belles énergies, on médite, on fait la fête, on danse, on partage sans se faire de mal, ni alcool, ni drogues ne venant perturber l’expérience. Un immense et sincère merci à toute l’équipe de Dharma Techno, à tous les bénévoles et à ce public magique, tous ensemble nous avons expérimenté un nouveau rapport à la musique, à la danse, à la méditation, au corps, à l’Autre, dans une ambiance chaleureuse et pleine d’Amour. On a juste envie que cela prenne de l’ampleur tant la dynamique est belle. Mais c’est déjà en cours…
On sera encore là l’an prochain, plus motivés que jamais. Et pour celles et ceux qui n’ont pas eu la chance de prendre part à cette magnifique aventure, je mettrai les images qui vont bientôt paraitre en ligne ici-même. Embrassades, émotions, gros câlins, big hugs ou fuerte abrazos suivant les idiomes et beaucoup de larmes de bonheur, nous nourrissent. Nous avons la sensation d’avoir partagé là un très beau moment d’Humanité, merci, merci la Vie !
Vient le moment de ranger, un peu crevés malgré les litres de Bomba, pour beaucoup nous sommes dans l’émotion, que de beaux moments vivrons nous encore pendant le rangement final.
Mes soucis semblent étrangement futiles, tellement loin, tout me pousse à aller de l’avant, loin de ces merdes de mon passé qui m’encombrent encore.
Pas intégriste du 100% à pied, nous décidons alors de regagner lentement le sud de la France, en voiture, en une si belle parenthèse totalement inespérée, inimaginable et tellement riche de bonheurs intenses, aux frontières du surréalisme…

…Regards et sourires…


Ma semaine finira par une halte chez des ami(e)s de très longue date à la Ciotat (13) chez Juan

Home made salle de muscu…

et une autre à Montauroux (83) chez Amélie, que de bons moments pour clôturer cette semaine ô combien magique… Mais il est temps pour moi de bouger cet après-midi, de reprendre la route pour l’Italie, ma route vers l’Est.

 Après avoir vécu une période bien sombre de ma Vie, sentir en moi ce puissant besoin de (re)vivre est si précieux. Je pense que le format du pèlerinage me convient tout particulièrement, tant je comprends que c’est un outil puissant et magnifique, tellement plein de sens. Peut-être un jour aurai-je l’occasion de travailler à le faire connaitre, à son renouveau et à œuvrer pour son développement, on verra en temps voulu mais j’y pense beaucoup… En fait au fond de moi, je sens qu’il n’y a que dans les bras de la Providence que je suis vraiment bien. Mon bonheur ce trouve dans l’expérience de mon étincelle divine intérieure, dans la Vie dans toute sa splendeur qui n’est jamais aussi belle et pleine de sens à mes yeux que lors de l’itinérance pédestre au long cours… Un hospitalier sur les chemins de Saint Jacques de Compostelle, m’avait dit un jour le chemin est la réalité, le reste n’est qu’illusion…
Maintenant il est temps de partir au bout de moi-même, d’aller voir ailleurs si j’y suis, de travailler activement à ma reconstruction qui a déjà bien avancé, d’expérimenter la Vie et la Divine Providence de façon beaucoup plus intense, en conscience : je suis une part de la Vie qui observe la Vie, quelle révélation, merci Denis !!!

  1. J’y crois, en fait là, j’ai totalement confiance en la Vie et en ma place au sein d’elle même !!!

Confianza…Va peregrino va ! Confianza !!!
One Love !
Yoh

Ps: ami(e)s abonné(e)s mon application pour le blog marche de moins en moins, je vais faire des modifs après la mise en ligne. Un peu compliqué pour moi d’alimenter mon blog avec soin depuis mon téléphone. Vous pourrez voir l’article fini sur le blog… Désolé!

Ami(e)s abonné(é)s

Quand même la signalétique te dis de lâcher ton passé! Go pèlerin!


Juste un petit message pour vous dire que l’application sur mon téléphone bugue pas mal, ajouté à ça mes corrections et rerecorrections tardives et vous vous retrouvez avec un texte pas complet. Les textes complets et j’espère vraiment finis

Un homme en vélo balade son perroquet sur l’épaule. Surréaliste et frais!


se trouvent sur le blog…  Autre chose pas moyen de régler depuis mon application la mise en page des rubriques en France et Seen on my way qui sont bien vracs, j’essaierai de remédier à ça  lorsque j’aurai un vrai ordi dans les pattes. Merci pour votre compréhension!!!

Un autre cygne de ma collec’

Serait-il ou serai-je?… Nuance!

« À mon Rhône, hier encore inconnu, dont je découvre les charmes, pour finalement entrer en Amour avec toi magnifique fleuve. Merci mille fois! »
Bande son du texte inna di drum and bass:

J’aurai tant aimé partager avec vous l’odeur envoûtante


Dimanche matin 8h50, après un bivouac pluvieux voilà le marcheur en terrasse. Ambiance café, croissant, il fait beau, le serveur est plein d’humour, les clients derrière aussi, finalement, se dit il, il y a pire dans la Vie!

Quelle première quinzaine de marche!!! Jamais il n’aurait imaginé que ce soit aussi dur, tant physiquement, que psychologiquement et surtout émotionnellement. LE point  positif, c’est que plus c’était difficile, plus sa détermination et sa motivation à aller jusqu’au bout grandissaient en lui. Ces quinze derniers jours, il avait été aigri, amer, blessé, en colère, en rage même. Il avait pesté, râlé, chouiné, marroné, craqué, hurlé, pleuré, marché, souffert et ce qu’il n’avait jamais fait avant il avait jalousé, ce qu’il avait pu être jaloux… A en perdre la raison! 

Nucléaire non merci… Oui, oui un poil plus explicite la photo…

Une chose qu’il n’avait pas faite, le piètre apprenti en méditation, c’était d’être ancré dans le présent. Encore une fois il n’avait pas été dans l’ici et maintenant! Complètement englué, empégué même depuis deux longues semaines dans un 10 mai de M…. ERDE!

Mais hier un peu avant d’arriver à Vienne une petite voix rieuse et moqueuse résonna en lui… Enfin raisonna en lui!

« Alors ça y est tu as fini? Tu vas cesser de jacasser, de chouiner et de te plaindre ô mon pauvre petit Calimero tout triste. Bichette!!! Tu vas enfin te calmer? Tu vas la voir cette vie en toi et autour de toi? Tu vas prendre conscience de TA PROPRE RESPONSABILITÉ DANS TON BONHEUR? Tu vas enfin la lâcher cette foutue dépendance affective qui t’étouffe, qui t’éteint, au point de risquer de devenir une très pâle imitation de toi même. Tu vas le couper ce lien avec ce passé autrefois beau mais si douloureux que tu traines maintenant comme un boulet? Tu vas enfin être acteur de ta Vie, te sortir les doigts et choisir de vivre…vraiment! Allez Calimero fini la ta mue, enlève les tes vieux vêtement du passé, trop usés, trop sales, trop lourds! Tu t’es allégé? lui avait demandé sa meilleure amie Cécile… 

Il avait alors respiré, ressenti le Rhône tellement paisible et tellement puissant en même temps. Senti au fond de lui, l’incroyable chance qu’il avait d’être parti, d’avoir pu s’accrocher pour vivre son rêve pour mieux enterrer son foutu cauchemar qui n’avait que trop duré. Enfin il commençait à être dedans, enfin!!! Là sur sa terrasse, la douce caresse du soleil sur sa peau, il goûtait enfin à l’instant présent. 

Quand en quête de mon cygne intérieur j’aperçois pour la première fois de ma vie un cygne noir, c’est juste de la magie à l’état pur!


Il, il, il… Il commençait à en avoir marre du « Il », il avait envie de jouer le jeu du Je…

« Et merde Yoh, personne n’est dupe, ce il tout le monde sait que c’est toi, juste une protection de pacotille, quitte la aussi cette pauvre carapace, allége toi!!!. Plus littéraire le il? On s’en fout, assume le je, écris donc à l’encre de tes tripes et de ta sincérité mec! 

Il avait dit à son pote Michel, « quand je serais prêt, j’utiliserai le je. »

Et bien tu vois Michel j’y suis. Je suis prêt. J’ai envie de me dire, de dire je, un je comme un moi plus profond. 

Si en plus vous êtes en famille! Prenez grand soin les uns des autres!

Changement de pronom finalement un petit pas grand chose mais qui change ma façon de dire mes choses. Une façon d’enlever un peu de ma carapace pour mieux laisser derrière moi ces inutiles souffrances et casseroles que je trimballe. Il est temps pour moi de retourner vers la Vie.

Pas mal la banlieue à 10 km de Lyon

N’ai-je pas occulté l’incroyable liste de points positifs, d’encouragement de si belles personnes chères à mon cœur? Personnes qui ont su m’épauler, me soutenir, m’aider dans la logistique ou à me relever, être là tout simplement! Ami(e)s de longue date ou des cinq dernières minutes, je vous remercie si fort ! Sachez que je vous emmène toutes et tous en moi, jusqu’au bout de mon périple. C’est pas lourd, juste là, bien calés  dans mon cœur. Vous citer toutes et tous serait tellement réducteur mais, je le sais, vous saurez bien vous reconnaître. Voilà, je me sens prêt au je, à être, à accueillir l’instant présent comme une aubaine,agréable ou pas, nécessaire à ma croissance. Encore mille merci pour vos messages, sms, mails, coups de fil, peut-être même toucher du bout des doigts, tout du moins du bout des mots. Que de gratitude pour vous, toutes et tous, de cette gratitude si nécessaire aux pensées positives et à la méditation  mettha dont nous parlions hier soir avec Myriam ma sista de cœur. Merci vous m’avez juste  empêché de me perdre encore plus et de sombrer! Vous êtes si précieux.

Depuis la fenêtre de la tente ce matin

Je reprends en pleine face cette phrase que ´avais gravée un matin dans le sable du Sahara devant le très chouette Sidi Joël: Pâques aujourd’hui quelle résurrection en nous? Pèlerinage, hier, aujourd’hui et demain, quelle résurrection en moi? La route, ma route  est longue…mais elle mène à la Vie!

Alors go, pèlerin, go!

Et aussi bonne fête maman, c’est pas toujours facile entre nous, loin de là… Mais je t’aime, tu sais?

Festival Dharma Techno j’arrive!!!

Une racine d’absinthe coincée dans la gorge

Il regardait son carnet de route, écrira, écrira pas? La semaine dernière il n’en avait pas eu le courage. Mais c’était tricher! Et il avait décidé sur ce blog de ne pas tricher! Brut de décoffrage ou rien. Il n’allait pas se laisser voler son plaisir hebdomadaire… Il écrirait!

9h32, il regardait la pluie tomber. Frigorifié, il s’amusait de penser avoir pris trop de vêtements chauds pour s’apercevoir qu’il en avait pas assez! Le paquetage parfait n’existe pas pensa-t-il. 

Mais il fait quand même beau!

Trois jours qu’il pleuvait, son matériel était humide, surtout la tente. Mais il avait marché quand même. Le proverbe le disait bien « Pluie du matin n’arrête pas le pèlerin » ». De toutes façon quand tu n’as pas le choix et que marcher reste le seul échappatoire à tes maux: tu serres les dents et tu marches!

Château d’Allègre 12ème siècle


Chaotique, son départ avait été chaotique, surtout les événements de la veille au jour même de son départ! Il en avait été profondément été choqué, blessé , attristé, honteux même!

Que des proches le malmènent de la sorte lui avait paru inconcevable, quelle violence! Jamais il n’aurait cru ça possible, c’était surréaliste! Et en même temps tout a du sens. Il n’y a pas de hasard! Incroyable ce que ces 24h autour de son départ l’avaient envahi depuis!


Il avait mis beaucoup de temps à saisir le sens de tout ça. Pourri de doutes et de culpabilité de laisser ses enfants derrière, six mois de temps Mr Partirapartirapas avait demandé des signes à l’Univers quant à la pertinence de ce projet. Et les signes étaient apparus, nombreux: soutien, encouragement, message et j’en passe. Mais il était capable d’une puissance de doutes énorme. Alors dans le désert il demanda à nouveau des signes mais tellement gros, tellement énormes qu’il ne pourrait pas les rater! Il n’avait pas été déçu du voyage: sensation de trahison, perfides mensonges, malveillance, menace physique jusque sous son propre toit!!!. Ok, ok message reçu! Il était donc grand temps qu’il se casse! Avec ce qu’il savait, s’il restait, il allait mal tourner. Plus que jamais il devait partir! Il faut se méfier quand on demande des signes forts à l’Univers!!!
Tout sentiment de culpabilité avait disparu au moment où l’instinct de survie avait pris le dessus. Merci donc aux deux rescapés d’un beau rêve qui avait viré au cauchemar, pour m’avoir  offert d’aussi éclatants signes, soupira-t-il avec amertume . 

Hazo

D’autant que pour les bonnes nouvelles les échanges avec ses enfants n’avaient jamais été aussi beaux et plein d’Amour. De plus les échanges avec l’école et le collège qu’ils avaient mis en place avec les enseignants avaient très bien commencé!

Il réfléchit encore et ce dit que deux personnes l’avaient blessé, que cela l’avait obsédé jour et nuit toute la semaine et… Qu’il était bien con!

Focaliser sur la trahison, le manque d’honneur, le mensonge était juste: inutile, carcéral et doloriste, la Vie n’était pas là et il était responsable de ses pensées! Cette focalisation était une perte de temps énorme sur la durée du ce beau voyage. Mais surtout ce serait occulter les dizaines et dizaines de messages, de coups de fil, de mails, de discussions passionnées, ainsi que  les ami(e)s présents autour de son départ: ces vrais proches! Et cela continuait tous les jours, ce que c’était riche et précieux! La Vie était là!!!

La fenêtre de ma chambre


C’est bien vers l’Amour, l’Amitié (une très belle forme d’Amour, très pure) qu’il avait besoin d’aller! Ne plus s’encombrer de vibrations toxiques pour s’ouvrir à la seule chose qui compte vraiment: l’Amour!!!

Il avait cru que partir serait déjà guérison, c’était aller trop vite, nier l’influence patiente du Chemin! Non ce n’était juste que le premier pas! La route vers sa Liberté serait encore longue! Mais il était partit et faisait une infinie confiance en la Vie et en sa capacité à incarner cette Vie en lui! Pas à pas, pas plus vite!… Pas moins. 
Comme le lui avait écrit Morgane qui connaissait bien le voyage au long cours vu qu’elle avait fait Briançon/ l’Inde à pied, aller retour, je cite:

« Les moments de doutes seront nombreux et parfois même en larmes tu te diras: mais qu’est-ce que je fous là? Rappèle toi alors que tu vis ton rêve vieux de 20 ans que les obstacles sont là pour que tu trouves la clef de chaque nouvelle étape et que TOUT CELA EST NÉCESSAIRE!!! Va, vis, rêve, souris et deviens »

Merci encore Morgane pour cette photo au si beau message!

 

Après avoir couché ses mots sur son carnet de route, finalement juste un peu d’encre sur du papier, il se senti apaisé, la pluie se calmait. Il se préparait à partir pour aller, vivre, rêver, sourire et devenir! La Vie va toujours vers l’avant, pas vers l’arrière…

Go pèlerin!

Plus que jamais, à suivre…!

Un petit dernier pour la route?

Voilà qu’il en était déjà à écrire son dernier texte…!
Si un arbre tombé, déraciné, complètement abattu…

…Avant son départ!…

Cette dernière semaine avant son départ allait être chargée. A J-6 il lui restait encore beaucoup de tâches à accomplir notamment celles administratives afin de partir avec l’esprit libre. Évidemment il était en retard, et comme souvent il allait boucler dans l’urgence. On peut facilement imaginer que c’était le plus rébarbatif qui lui restait à accomplir. Tout ce qui « pouvait attendre demain » pour être fait…et qui ne pouvait à présent plus attendre! Note pour la prochaine fois: cesser de procrastiner…dès demain se dit-il! 

Heureusement restaient aussi des d’agréables rendez-vous! Il pensait notamment à ses interventions auprès du collège et de l’école de ses enfants. Lors des cours d’histoire géographie de sa fille, ainsi que ceux de de son fils. Étaient prévus des temps de présentation de son voyage afin de servir de support pédagogique aux élèves tout en valorisant ses enfants auprès de leur classe respectives.

Présentation du projet, de l’itinéraire, du matériel, avant une séance de questions, réponses. Il avait été convenu avec les enseignants de mettre en place un suivi de sa progression via internet matérialisé sur une carte, ainsi que de réguliers échanges par e-mail autour de la géographie, du patrimoine, de l’histoire, mais aussi des curiosités, des singularités et pourquoi pas des recettes de cuisine. Il se réjouissait de ces suivis et de tous ces moments à venir.

Ce qui le réjouissait beaucoup moins était l’état de son dos, en effet, cela faisait quatre jours qu’il était bloqué et les douleurs étaient encore bien fortes malgré l’intervention de son l’ostéopathe. Cela tombait évidemment au plus mauvais moment ! Mais en même temps ne croyant pas du tout au hasard, il se demandait quel était ce message que lui faisait passer son corps ? Il espérait fort retrouver son dos au mieux de sa forme pour la semaine prochaine.

Les invitations étaient lancées, après des mois de solitude et avant de nombreux mois sur la route loin des siens, il avait eu le besoin de réunir sa famille, ses ami(e)s et ses proches pour fêter son départ. Il se retrouveraient chez lui le samedi 11 mai à la Canarié pour prendre le café, ou le thé avant de prendre part à la première étape du marcheur au long cours. Une journée qui s’annonçait riche en émotions… Il imaginait déjà son taux d’humidité oculaire anormalement élevé !

Il eut un un petit sourire à l’idée que la prochaine fois qu’il prendrait le clavier, ce serait après son départ, THE départ, pour un voyage initiatique dont il espérait très fort rentrer plus en forme que jamais…

…Réussit à reprendre, à envoyer de nouvelles branches pleines de Vie vers le Ciel, alors beaucoup de choses sont possibles… Quelle beauté! Merci Dame Nature pour ce bel exemple de résilience à Coumeilho (34)

Un petit pas pour l’homme, un gigantesque pas pour une fourmi

A moins de deux semaines du départ, la tension montait. Les questionnements récurrents, façon rumination, où la question de laisser ses enfants durant, presque, six mois, avait tourné en boucle en lui. Mais il resta sur sa décision, qui ne l’avait jamais tout à fait quitté, de prendre le départ. Il avait trouvé peu à peu le ressort pour partir. C’était donc imminent et le candidat à la marche au long cours était quasi prêt. Son sac affichait un bon poids, aux environs de 11 kilos 2857 à peu près, et malgré les quelques babioles qui lui manquaient encore, il devrait rester sous la barre des 12 kilos qu’il s’était fixé.

Merci Ferreol pour ta balance qui me sert beaucoup ces jours-ci.

Le 11 mai arrivait à grand pas, ses proches, ami(e)s et potes seraient là pour l’accompagner dans cette première étape, pour ce fameux moment mémorable où après avoir fermé la porte de sa maison, il soulèverait son pied dans un mouvement de rotation vers l’avenir, son talon se poserait ensuite et voilà ce fameux premier pas mythique serait fait. Ce premier pas que font les alpinistes vers l’Everest, les amoureux vers leur premier rendez-vous, les dents cariées vers le cabinet du dentiste, les petits ruisseaux vers les grandes rivières…

Quel naturel dans la pause!…

Mais tout cela n’était malgré tout que le futur et c’est bien de son présent dont il devait prendre soin, là, maintenant, tout de suite, sur cette touche pressée sur son clavier pppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppppp!!!!

Il avait déjà beaucoup parlé de lui, son ami de longue date, Juan le lui avait déjà fait remarquer. Aussi il avait envie de lire après avoir écrit. Il glissait souvent à celles et ceux à qui il donnait l’adresse de son blog, de ne pas hésiter à commenter ses divagations dominicales. Malgré ses efforts, il lisait peu ses propres lecteurs, à part Fatima qui avait pris le temps de lui glisser quelques mots, choukrane bezef, pensa-t-il ! C’est à ce moment là que son amie Estelle, lui avait conseillé, à la manière de Barjavel dans un roman dont il avait, hélas, déjà oublié le nom, (neurone oui, mais au singulier…) de laisser un peu d’espace pour les écrits de ses lecteurs. C’était une idée qui lui plaisait beaucoup… Il décida alors de laisser les gens s’exprimer, lui confier des retours, des idées, des commentaires, la carte du trésor, leur numéro de carte bleue, bref toute sorte de bon plan, là juste en dessous…

Zone……………………………………………………………………………………………………………………….De…………………………………………………………………………………………………………………………..Spon……………………………………………………………………………………………………………………….Ta……………………………………………………………………………………………………………………………Né…………………………………………………………………………………………………………………………..I…………………………………………………………………………………………………………………………… Té…………………………………………………………………………………………………………………………..!…………………………

Il prit alors conscience, que cet espace vide entre ces deux parties du texte ne servirait pas à grand-chose, sauf à écrire à cet endroit, au marqueur indélébile sur l’écran. Ce qui ne lui sembla pas très pertinent, en effet cela le pousserait à devoir passer chez chaque personne lui ayant écrit, pour savoir ce dont il était question. Ce qui risquait à terme d’allonger considérablement la durée de son voyage… Après moultes recherches, il découvrit que sous le titre de ses barjotages hebdomadaires il y avait un lien : poster un commentaire.

Zone de spontanéité (ZDS)

Alors il se dit que peut-être, de temps en temps et complètement spontanément, certain(e)s d’entre vous aurait l’idée de cliquer sur le lien et écrire quelques mots.

Chasser l’mal, avec une rime à deux balles

Massif du Caroux

Tremper ma plume dans l’encre du bitume,

Souffler dessus pour virer l’amertume

Chausser mes pieds dans la poussière ou la boue du Chemin

La boue du Lamalou. Saint Martin de Londres 2013 dans une autre Vie…

Chasser l’injuste colère dans les geôles du Malin

Laver mon visage avec mes larmes au lointain

Hurler à m’en faire péter l’chagrin

Et me taire dans la douceur du matin

Vilain p’tit canard cherche son cygne,

Si vous l’voyez faites moi signe

Me perdre, pour me retrouver

Paradoxe fait exprès 

Nettoyer c’foutu bordel

Et mater sœur coccinelle

Petite chose

Fuit le morose

Une belle âme voudrait chasser l’vague a l’âme

Le cafard découper à coup d’lame

Vieux serpent en retard sur sa mue

Ces vieilles fringues qui collent, les veux plus

Clair de lune ou d’soleil, espère bonheur pour sa Claire,

Plus tout à fait, mais encore liés

Cœur dessoudé, âme esseulée, esprit fêlé,

La Lumière laisse passer

Dans le labyrinthe ventre tourmenté 

Un acharné cherche la paix!

Émotions en vrac comme bordélique chambre d’ado,

Et parfois quand ça craque, ouf, v’là la joie marmots!

Merci la Vie pour c’cadeau, 

ColinTshuan
Gayounette

Mes enfants juste si beaux!

Seul sous les étoiles, mêm’ pas peur de dormir

Juste la crainte du manque d’leurs sourires

La chaleur de leurs bras, la magie de leurs rires

Alors oui cruellement ça m’manquera

Puisse Jérusalem 

Dilater, immensifier la façon dont j’les aimes!

Encre sur papier, avancer et marcher 

Juste un peu d’encre sur du papier

Pour enfin les abcès voir s’crever

Alors à Dieu, à la Vie, à l’athée, au croyant, qu’importe le nom c’est l’Amour

Qui nous mène au carrefour

Plein de Vie, j’ai envie 

D’en rentrer bien rempli 

C’est ma danse

Dans les bras d’la Providence!

Là où le vent me portera 

J’m’en irai avec foi!

Avec Vie et sourire l’homme guérit,

Peut rentrer fier de lui… 

Encore bien loin de ça,

J’ai pas encore fait l’premier pas!…

One Love!