Pour San Francesco di Assisi (Saint François d’Assise) que je ne connaissais pas il y a peu. Mais que j’ai beaucoup prié ces temps-ci et dont les réponses, la douceur, la pertinence, la bienveillance et le soutien m’ont touché droit au cœur.
Bande originale du texte:
« Bon allez j’envoie les gros mots?… »
Dire ma foi!…
Cela n’a pas toujours été facile de m’affirmer dans ma foi. Mais pour moi le temps est venu de témoigner.
J’avais pas prévu la foi sur mon parcours. La tradition familiale c’était plutôt « les flics et les curés tous des cons », et ambiance communistes convaincus côté paternel. Ado, je me suis éduqué à travers le punk. Merci à vous les Bérurier Noir, je vous dois beaucoup. La philosophie anarchiste, du peu que j’en connaissais m’allait bien. Pour moi la religion n’était qu’un instrument d’oppression, de manipulation, un instrument de pouvoir dangereux et fourbe.
Mais voilà qu’un beau jour de septembre 1995, je me retrouve dans un foyer de jeunes travailleurs, ce qui n’était pas tout à fait prévu dans mon projet. Foyer rempli de gueules cassées et de gens bien abîmés par les épreuves de la Vie. J’étais moi-même dans une situation de merde, que j’avais bien cherché… J’ai rencontré deux jeunes musulmans fracassés par leurs parcours respectifs. Un orphelin punk des rues et toxico et un gars qui avait passé une partie de son enfance enfermé dans un placard et régulièrement tabassé par son père. La Vie avait été rude pour eux et ils s’étaient relevés de ces épreuves grâce à leur foi. Je me sentais alors au plus bas avec beaucoup à reconstruire en moi. Je me suis alors dit, si eux qui ont vécu l’horreur s’en sont sortis par la prière alors peut-être que ça marche et que je devrais essayer. J’ai commencé à prier, à tâton avec mon background anar: pas de maître à penser, pas de religion, pas de livre de référence. Juste un tête à tête unique avec le Divin.
J’ai commencé à m’apprivoiser et à vivre dans la prière. Discrètement, en cachette mais avec une envie grandissante qui depuis ne m’a, presque, jamais lâché. Peu à peu je me suis construit dans ma foi mais toujours avec le même background. Pas envie de convaincre, le prosélytisme me fait horreur. J’ai juste envie de vivre ma pratique personnellement. De ma période anar je garde une vive répulsion quant à l’outil d’oppression que peuvent être les religions, les gens qui tuent au nom de Dieu, c’est pour le diviseur, le côté obscur qu’ils bossent en réalité, ceux qui ignorent ou blâment ceux qui n’ont pas les mêmes croyances et qui préfèrent rester dans un entre soi stérile, entre gens « blen ». Jésus traînait avec des prostitués, des gueules cassées… Des gens qui avait besoin de lui en fait.
À mes yeux croyant ou pas croyant, on s’en fout finalement. Cela ne définit, en aucun cas, la valeur d’un être humain. Je connais des athées ultra convaincus qui ont une « foi » bien plus belle, bien plus ouverte que nombre de croyants enfermés dans leurs dogmes, avec si peu d’ouverture à la Vie. Parfois j’aime parler de ma vision de Dieu, sans vraiment le nommer, avec des athées. En effet en changeant les gros mots, les mots qui peuvent faire peur: Dieu, prière, foi par d’autres: la Vie, l’intention profonde, la conviction et bien d’autres discrets synonymes on arrive souvent à se comprendre. Pour ma part le point de rencontre, le croisement, le vrai phare dans la nuit entre croyants et athées c’est l’Amour. Il me semble qu’à partir du moment où l’on se réfère à l’Amour, quel que soit le nom qu’on lui donne, j’ai l’impression que l’on va dans le bon sens, celui de la Vie!
La notion de liberté est aussi centrale. Le Dieu auquel je crois me veut libre, il ne m’a jamais dit: « crois en moi, petit homme!! » Lui même me laisse libre de croire en lui ou pas. Alors qui sont ces hommes pour qui hors de l’Eglise ou de l’Islam point de salut?
J’aime ce Jésus qui dit: c’est la loi qui est au service de la Vie et pas la Vie qui est au service de la loi. C’est tellement d’actualité que l’on soit croyant ou pas.
J’ai vu un autocollant dont le slogan était: anarchiste chrétien « … Ni maître! » Inspiré de la devise anarchiste ni Dieu, ni maître. J’ai adoré! Encore une fois croyant ou pas on s’en fout. La vraie question semble dans le sens de la Vie ou dans celui de la non Vie?
Est-que mon action va dans le sens du Vivant ou à son encontre? L’Humain a besoin de Vie. La Terre, notre seule et unique maison souffre. Il est temps de sentir ce que nous pouvons faire en tant que petits bouts de Vie pour prendre soin du Vivant. L’enjeu est d’importance! N’oublions pas que pour prendre soin de la Vie, il faut d’abord prendre grand soin de la première source de Vie à laquelle on a directement accès: soi-même!! Ce n’est qu’après une fois ajusté que l’on peut aller au delà.
Après que l’on ai besoin de demander par la prière un coup de main pour pouvoir être vraiment dans la Vie, ne regarde finalement que nous.
Après des mois de survie mon pèlerinage est ma réponse pour dépasser mes souffrances et sortir de la victimisation tel Calimero (oui, je sais j’ai des références hyper balaise!!!) « c’est trop injuste ». Mais le pèlerinage peut être un chemin de foi…ou pas. En fait c’est juste un moment d’itinérance qui favorise le retour à soi, l’introspection, un rapport privilégié à son corps et à tout son Être, une redécouverte de l’Autre et de la Nature, mais surtout de la magie de la Vie! La destination importe peu, ce qui compte c’est le Chemin. Pour ma part aller voir la terre sainte c’est aussi aller vers ma terre sainte intérieure à savoir le meilleur de moi-même!
Dans mon cas c’est une démarche altruiste, quoi qu’en pensent certain de mes détracteurs pour qui je ne suis qu’un sale égoïste. Car c’est pour TOI (oui, oui!!!), c’est pour vous et le Vivant dans son ensemble que je vais à Jérusalem pour porter nos prières, nos intentions profondes à la Vie. C’est mon Chemin, faire pour le coup mon boulot de croyant. C’est au nom de l’Amour que j’agis, sur ce Chemin où je cherche à faire la Paix et à entrer en Amour avec moi-même. C’est juste ma façon de chercher à aller boire à cette source si pure de l’Amour inconditionnel que chacun(e) nommera bien…comme il le voudra! Peace, One Love, bless!
« Ni maîtres!… »
Grazié! Grazié mille San Francesco di Assisi ti amo!!!
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