Ami(e)s abonné(é)s

Quand même la signalétique te dis de lâcher ton passé! Go pèlerin!


Juste un petit message pour vous dire que l’application sur mon téléphone bugue pas mal, ajouté à ça mes corrections et rerecorrections tardives et vous vous retrouvez avec un texte pas complet. Les textes complets et j’espère vraiment finis

Un homme en vélo balade son perroquet sur l’épaule. Surréaliste et frais!


se trouvent sur le blog…  Autre chose pas moyen de régler depuis mon application la mise en page des rubriques en France et Seen on my way qui sont bien vracs, j’essaierai de remédier à ça  lorsque j’aurai un vrai ordi dans les pattes. Merci pour votre compréhension!!!

Un autre cygne de ma collec’

Serait-il ou serai-je?… Nuance!

« À mon Rhône, hier encore inconnu, dont je découvre les charmes, pour finalement entrer en Amour avec toi magnifique fleuve. Merci mille fois! »
Bande son du texte inna di drum and bass:

J’aurai tant aimé partager avec vous l’odeur envoûtante


Dimanche matin 8h50, après un bivouac pluvieux voilà le marcheur en terrasse. Ambiance café, croissant, il fait beau, le serveur est plein d’humour, les clients derrière aussi, finalement, se dit il, il y a pire dans la Vie!

Quelle première quinzaine de marche!!! Jamais il n’aurait imaginé que ce soit aussi dur, tant physiquement, que psychologiquement et surtout émotionnellement. LE point  positif, c’est que plus c’était difficile, plus sa détermination et sa motivation à aller jusqu’au bout grandissaient en lui. Ces quinze derniers jours, il avait été aigri, amer, blessé, en colère, en rage même. Il avait pesté, râlé, chouiné, marroné, craqué, hurlé, pleuré, marché, souffert et ce qu’il n’avait jamais fait avant il avait jalousé, ce qu’il avait pu être jaloux… A en perdre la raison! 

Nucléaire non merci… Oui, oui un poil plus explicite la photo…

Une chose qu’il n’avait pas faite, le piètre apprenti en méditation, c’était d’être ancré dans le présent. Encore une fois il n’avait pas été dans l’ici et maintenant! Complètement englué, empégué même depuis deux longues semaines dans un 10 mai de M…. ERDE!

Mais hier un peu avant d’arriver à Vienne une petite voix rieuse et moqueuse résonna en lui… Enfin raisonna en lui!

« Alors ça y est tu as fini? Tu vas cesser de jacasser, de chouiner et de te plaindre ô mon pauvre petit Calimero tout triste. Bichette!!! Tu vas enfin te calmer? Tu vas la voir cette vie en toi et autour de toi? Tu vas prendre conscience de TA PROPRE RESPONSABILITÉ DANS TON BONHEUR? Tu vas enfin la lâcher cette foutue dépendance affective qui t’étouffe, qui t’éteint, au point de risquer de devenir une très pâle imitation de toi même. Tu vas le couper ce lien avec ce passé autrefois beau mais si douloureux que tu traines maintenant comme un boulet? Tu vas enfin être acteur de ta Vie, te sortir les doigts et choisir de vivre…vraiment! Allez Calimero fini la ta mue, enlève les tes vieux vêtement du passé, trop usés, trop sales, trop lourds! Tu t’es allégé? lui avait demandé sa meilleure amie Cécile… 

Il avait alors respiré, ressenti le Rhône tellement paisible et tellement puissant en même temps. Senti au fond de lui, l’incroyable chance qu’il avait d’être parti, d’avoir pu s’accrocher pour vivre son rêve pour mieux enterrer son foutu cauchemar qui n’avait que trop duré. Enfin il commençait à être dedans, enfin!!! Là sur sa terrasse, la douce caresse du soleil sur sa peau, il goûtait enfin à l’instant présent. 

Quand en quête de mon cygne intérieur j’aperçois pour la première fois de ma vie un cygne noir, c’est juste de la magie à l’état pur!


Il, il, il… Il commençait à en avoir marre du « Il », il avait envie de jouer le jeu du Je…

« Et merde Yoh, personne n’est dupe, ce il tout le monde sait que c’est toi, juste une protection de pacotille, quitte la aussi cette pauvre carapace, allége toi!!!. Plus littéraire le il? On s’en fout, assume le je, écris donc à l’encre de tes tripes et de ta sincérité mec! 

Il avait dit à son pote Michel, « quand je serais prêt, j’utiliserai le je. »

Et bien tu vois Michel j’y suis. Je suis prêt. J’ai envie de me dire, de dire je, un je comme un moi plus profond. 

Si en plus vous êtes en famille! Prenez grand soin les uns des autres!

Changement de pronom finalement un petit pas grand chose mais qui change ma façon de dire mes choses. Une façon d’enlever un peu de ma carapace pour mieux laisser derrière moi ces inutiles souffrances et casseroles que je trimballe. Il est temps pour moi de retourner vers la Vie.

Pas mal la banlieue à 10 km de Lyon

N’ai-je pas occulté l’incroyable liste de points positifs, d’encouragement de si belles personnes chères à mon cœur? Personnes qui ont su m’épauler, me soutenir, m’aider dans la logistique ou à me relever, être là tout simplement! Ami(e)s de longue date ou des cinq dernières minutes, je vous remercie si fort ! Sachez que je vous emmène toutes et tous en moi, jusqu’au bout de mon périple. C’est pas lourd, juste là, bien calés  dans mon cœur. Vous citer toutes et tous serait tellement réducteur mais, je le sais, vous saurez bien vous reconnaître. Voilà, je me sens prêt au je, à être, à accueillir l’instant présent comme une aubaine,agréable ou pas, nécessaire à ma croissance. Encore mille merci pour vos messages, sms, mails, coups de fil, peut-être même toucher du bout des doigts, tout du moins du bout des mots. Que de gratitude pour vous, toutes et tous, de cette gratitude si nécessaire aux pensées positives et à la méditation  mettha dont nous parlions hier soir avec Myriam ma sista de cœur. Merci vous m’avez juste  empêché de me perdre encore plus et de sombrer! Vous êtes si précieux.

Depuis la fenêtre de la tente ce matin

Je reprends en pleine face cette phrase que ´avais gravée un matin dans le sable du Sahara devant le très chouette Sidi Joël: Pâques aujourd’hui quelle résurrection en nous? Pèlerinage, hier, aujourd’hui et demain, quelle résurrection en moi? La route, ma route  est longue…mais elle mène à la Vie!

Alors go, pèlerin, go!

Et aussi bonne fête maman, c’est pas toujours facile entre nous, loin de là… Mais je t’aime, tu sais?

Festival Dharma Techno j’arrive!!!

Une racine d’absinthe coincée dans la gorge

Il regardait son carnet de route, écrira, écrira pas? La semaine dernière il n’en avait pas eu le courage. Mais c’était tricher! Et il avait décidé sur ce blog de ne pas tricher! Brut de décoffrage ou rien. Il n’allait pas se laisser voler son plaisir hebdomadaire… Il écrirait!

9h32, il regardait la pluie tomber. Frigorifié, il s’amusait de penser avoir pris trop de vêtements chauds pour s’apercevoir qu’il en avait pas assez! Le paquetage parfait n’existe pas pensa-t-il. 

Mais il fait quand même beau!

Trois jours qu’il pleuvait, son matériel était humide, surtout la tente. Mais il avait marché quand même. Le proverbe le disait bien « Pluie du matin n’arrête pas le pèlerin » ». De toutes façon quand tu n’as pas le choix et que marcher reste le seul échappatoire à tes maux: tu serres les dents et tu marches!

Château d’Allègre 12ème siècle


Chaotique, son départ avait été chaotique, surtout les événements de la veille au jour même de son départ! Il en avait été profondément été choqué, blessé , attristé, honteux même!

Que des proches le malmènent de la sorte lui avait paru inconcevable, quelle violence! Jamais il n’aurait cru ça possible, c’était surréaliste! Et en même temps tout a du sens. Il n’y a pas de hasard! Incroyable ce que ces 24h autour de son départ l’avaient envahi depuis!


Il avait mis beaucoup de temps à saisir le sens de tout ça. Pourri de doutes et de culpabilité de laisser ses enfants derrière, six mois de temps Mr Partirapartirapas avait demandé des signes à l’Univers quant à la pertinence de ce projet. Et les signes étaient apparus, nombreux: soutien, encouragement, message et j’en passe. Mais il était capable d’une puissance de doutes énorme. Alors dans le désert il demanda à nouveau des signes mais tellement gros, tellement énormes qu’il ne pourrait pas les rater! Il n’avait pas été déçu du voyage: sensation de trahison, perfides mensonges, malveillance, menace physique jusque sous son propre toit!!!. Ok, ok message reçu! Il était donc grand temps qu’il se casse! Avec ce qu’il savait, s’il restait, il allait mal tourner. Plus que jamais il devait partir! Il faut se méfier quand on demande des signes forts à l’Univers!!!
Tout sentiment de culpabilité avait disparu au moment où l’instinct de survie avait pris le dessus. Merci donc aux deux rescapés d’un beau rêve qui avait viré au cauchemar, pour m’avoir  offert d’aussi éclatants signes, soupira-t-il avec amertume . 

Hazo

D’autant que pour les bonnes nouvelles les échanges avec ses enfants n’avaient jamais été aussi beaux et plein d’Amour. De plus les échanges avec l’école et le collège qu’ils avaient mis en place avec les enseignants avaient très bien commencé!

Il réfléchit encore et ce dit que deux personnes l’avaient blessé, que cela l’avait obsédé jour et nuit toute la semaine et… Qu’il était bien con!

Focaliser sur la trahison, le manque d’honneur, le mensonge était juste: inutile, carcéral et doloriste, la Vie n’était pas là et il était responsable de ses pensées! Cette focalisation était une perte de temps énorme sur la durée du ce beau voyage. Mais surtout ce serait occulter les dizaines et dizaines de messages, de coups de fil, de mails, de discussions passionnées, ainsi que  les ami(e)s présents autour de son départ: ces vrais proches! Et cela continuait tous les jours, ce que c’était riche et précieux! La Vie était là!!!

La fenêtre de ma chambre


C’est bien vers l’Amour, l’Amitié (une très belle forme d’Amour, très pure) qu’il avait besoin d’aller! Ne plus s’encombrer de vibrations toxiques pour s’ouvrir à la seule chose qui compte vraiment: l’Amour!!!

Il avait cru que partir serait déjà guérison, c’était aller trop vite, nier l’influence patiente du Chemin! Non ce n’était juste que le premier pas! La route vers sa Liberté serait encore longue! Mais il était partit et faisait une infinie confiance en la Vie et en sa capacité à incarner cette Vie en lui! Pas à pas, pas plus vite!… Pas moins. 
Comme le lui avait écrit Morgane qui connaissait bien le voyage au long cours vu qu’elle avait fait Briançon/ l’Inde à pied, aller retour, je cite:

« Les moments de doutes seront nombreux et parfois même en larmes tu te diras: mais qu’est-ce que je fous là? Rappèle toi alors que tu vis ton rêve vieux de 20 ans que les obstacles sont là pour que tu trouves la clef de chaque nouvelle étape et que TOUT CELA EST NÉCESSAIRE!!! Va, vis, rêve, souris et deviens »

Merci encore Morgane pour cette photo au si beau message!

 

Après avoir couché ses mots sur son carnet de route, finalement juste un peu d’encre sur du papier, il se senti apaisé, la pluie se calmait. Il se préparait à partir pour aller, vivre, rêver, sourire et devenir! La Vie va toujours vers l’avant, pas vers l’arrière…

Go pèlerin!

Plus que jamais, à suivre…!

Un petit dernier pour la route?

Voilà qu’il en était déjà à écrire son dernier texte…!
Si un arbre tombé, déraciné, complètement abattu…

…Avant son départ!…

Cette dernière semaine avant son départ allait être chargée. A J-6 il lui restait encore beaucoup de tâches à accomplir notamment celles administratives afin de partir avec l’esprit libre. Évidemment il était en retard, et comme souvent il allait boucler dans l’urgence. On peut facilement imaginer que c’était le plus rébarbatif qui lui restait à accomplir. Tout ce qui « pouvait attendre demain » pour être fait…et qui ne pouvait à présent plus attendre! Note pour la prochaine fois: cesser de procrastiner…dès demain se dit-il! 

Heureusement restaient aussi des d’agréables rendez-vous! Il pensait notamment à ses interventions auprès du collège et de l’école de ses enfants. Lors des cours d’histoire géographie de sa fille, ainsi que ceux de de son fils. Étaient prévus des temps de présentation de son voyage afin de servir de support pédagogique aux élèves tout en valorisant ses enfants auprès de leur classe respectives.

Présentation du projet, de l’itinéraire, du matériel, avant une séance de questions, réponses. Il avait été convenu avec les enseignants de mettre en place un suivi de sa progression via internet matérialisé sur une carte, ainsi que de réguliers échanges par e-mail autour de la géographie, du patrimoine, de l’histoire, mais aussi des curiosités, des singularités et pourquoi pas des recettes de cuisine. Il se réjouissait de ces suivis et de tous ces moments à venir.

Ce qui le réjouissait beaucoup moins était l’état de son dos, en effet, cela faisait quatre jours qu’il était bloqué et les douleurs étaient encore bien fortes malgré l’intervention de son l’ostéopathe. Cela tombait évidemment au plus mauvais moment ! Mais en même temps ne croyant pas du tout au hasard, il se demandait quel était ce message que lui faisait passer son corps ? Il espérait fort retrouver son dos au mieux de sa forme pour la semaine prochaine.

Les invitations étaient lancées, après des mois de solitude et avant de nombreux mois sur la route loin des siens, il avait eu le besoin de réunir sa famille, ses ami(e)s et ses proches pour fêter son départ. Il se retrouveraient chez lui le samedi 11 mai à la Canarié pour prendre le café, ou le thé avant de prendre part à la première étape du marcheur au long cours. Une journée qui s’annonçait riche en émotions… Il imaginait déjà son taux d’humidité oculaire anormalement élevé !

Il eut un un petit sourire à l’idée que la prochaine fois qu’il prendrait le clavier, ce serait après son départ, THE départ, pour un voyage initiatique dont il espérait très fort rentrer plus en forme que jamais…

…Réussit à reprendre, à envoyer de nouvelles branches pleines de Vie vers le Ciel, alors beaucoup de choses sont possibles… Quelle beauté! Merci Dame Nature pour ce bel exemple de résilience à Coumeilho (34)