Et timidement…C’est l’histoire d’un mec qui s’est cassé la gueule et pas qu’un peu il s’est vraiment cassé la gueule! Il a pas fait semblant, je crois qu’il s’est fait…très mal!
Un beau jour ou plutôt un moche jour, tout d’un coup c’est tout son monde qui s’écroule, non pas par hasard, non!… Non, par manque d’attentions.
Tranquille il pensait que tout allait bien, que tout tenait bien, si bien, plus forts que tous les autres! Mieux, que ça allait continuer jusqu’à leurs vieux jours et encore sans faire plus d’efforts que ça… Trop fort le gars!
Puis peu à peu des fissures sont apparues, il n’en a pas vraiment pris garde. Mais quand elles sont devenues si grandes que tout c’est finalement effondré, il a eu l’air de découvrir en même temps, sa propre fragilité. Ce qui l’a littéralement terrorisé. Il aurait alors dû être être fort, prendre le relais et travailler dur à reconstruire. Tout le monde le lui disait, le lui conseillait, il aurait dû, il aurait dû… Mais non!
Les fissures étaient à présent au plus profond de lui, en son cœur, en son âme, et jusque dans la moindre de ses cellules. Il s’est alors aperçu qu’il s’était perdu, perdu depuis si longtemps qu’il ne savait même plus où et quand son chemin avait bifurqué. Encore moins quand l’ombre avait commencé à grandir et son ciel à s’assombrir. Il aurait voulu reconstruire bien, solidement, courageusement mais il avait égaré ses outils avec ce bout de lui-même depuis si longtemps perdu. Quels outils? Il ne le savait même plus.
Il aurait voulu se faire tout petit, disparaître dans un petit trou de souris où personne ne l’aurait retrouvé pas même ses meilleur(e)s ami(e)s .Terré a colmater des fissures avec de l’air, du vent et deux ou trois autres babioles bien inutiles.
Les jours, les semaines et les mois passèrent, rien ne le détournait de son petit nombril endolori. Il ne voyait même plus les ami(e)s qui nombreux lui tendirent la main, un bout de carte, un sourire ou une oreille attentive, et parfois même quelques outils. Non il ne voyait plus rien que la fin de son monde dont, trop con, il n’avait pas observé le déclin. Il aurait pu, il aurait dû, il aurait…?
La mémoire lui revenait peu à peu, oui peut être l’outil qui lui manquait c’était l’amour de soi, de lui-même, ce truc qu’il n’avait jamais vraiment réussi à acquérir. Où était il donc passé ce foutu amour propre? Ça devait bien servir ça dans une Vie, l’amour propre?
Pendant qu’il le cherchait que devenait son amour des autres? Pouvait il vraiment donner quelque chose qu’il ne possédait pas tout à fait ou plutôt qu’il avait égaré?
Il se mit à fouiller, à chercher accompagné parfois par les meilleurs spécialistes mais en vain. Vaste était sa quête… Comment reconstruire sans outils? Et reconstruire quoi? Son monde? C’était trop ambitieux ou trop beau pour celui qui c’était trop longtemps caché dans un trou de souris. Humblement il se dit que commencer par lui-même serait peut être une idée… Conscient que ses recherches risqueraient de causer de nouvelles fissures, mais qui sait peut être aussi d’en combler… Inch, inch quoi? Allah? Lui-même? La Vie?

L’âme ébréchée, si peiné de laisser, un temps, ceux que plus que tout au monde il aimait, à celle qu’encore il aimait… D’un nouveau poids il se désolait une fois de plus de la charger: ces quelques mois qui semblaient une éternité. Son intérieur était dévasté mais à travers une fissure passait un rayon de soleil ou d’espoir, il n’arrivait pas bien à voir, et n’était pas sûr d’arriver à trop y croire. Mais si?… Mais si…? Mais si ça marchait? Alors ne sachant pas trop ce que cela valait, tour à tour enjoué ou attristé, il sorti de son petit trou de souris en quête de sa boîte à outils, et de ce bout de lui. Il fit son baluchon et timidement, osa un premier pas, vers ce monde qu’il ne connaissait pas…